03 décembre 2009
Faire des sujets en chocolat
Décorer ses gâteaux ou les personnaliser est parfois difficile lorsqu’on souhaite les faire en chocolat et éviter le banal nappage ou les Smarties…

Lors de mon stage chez Kraft Foods (qui fabrique notamment les rochers Suchards et qui utilise le chocolat Milka), j’ai eu une journée de formation sur le process du chocolat. Cette journée s’est terminée (enfin ça a pris l’aprem) par une initiation au tempérage et au moulage afin de faire des tablettes en chocolat fourrées soi-même, écrire en chocolat ou faire des sujets.
La notion clé : le tempérage ! Cette action permettra d’avoir un beau chocolat brillant et qui ne fondra pas à 8°C. Cette opération consistera en fait à faire fondre le chocolat jusqu’à une température élevée (50°C environ) puis de le refroidir à moins de 30°C pour que des cristaux puissent se former (un peu comme la congélation) et le chauffer à nouveau de quelques degrés.
Les ingrédients :
- plein de chocolat : au lait ou noir (1 kg par exemple)
- un bain-marie
- un cul-de-poule
- un thermomètre (060°C)
- une spatule en boit
- un bain de glace
- un couteau
- des moules si vous en avez
- un réfrigérateur
- une feuille de papier sulfurisé
1ère étape : Fondre le chocolat dans le cul-de-poule au bain-marie et laisser monter la température à cœur du chocolat jusqu’à 50°C pour du chocolat noir ou 55°C pour du chocolat au lait
2ème étape : placer le cul-de-poule sur le bain de glace et laisser descendre la température jusqu’à 27-29°C pour du chocolat noir ou 26-28°C pour du chocolat au lait. Les experts arriveront à descendre encore plus bas, mais il vous faudra de la force dans les bras. En effet, toutes les 3-4 min, il faut retirer le cul-de-poule du bain de glace et mélanger le chocolat avec une spatule en bois. Répéter l’opération jusqu’à atteindre la température.
3ème étape : replacer le cul-de-poule dans le bain-marie et laisser remonter la température jusqu’à 30-32°C pour le chocolat noir et 29-30°C pour le chocolat au lait
Si vous ne suivez pas la courbe de tempérage, le chocolat ne sera pas brillant et vous risquez d’avoir des migration de graisse qui font des taches blanches pas très jolie, mais toujours aussi bon.

A partir de là vous pouvez faire ce que vous voulez : c’est votre imagination qui travaille. Je vais vous donner quelques pistes tout de même.
- Si vous avez des moules : facile ! Vous n’avez qu’à verser le chocolat dans le moule et mettre au frigidaire. Il faudra avoir mis le moule au frigo au préalable. En versant le chocolat, répartissez le chocolat uniformément sur tout le moule. Mettre ensuite au frais pendant au moins 30 min.
- Pour faire des formes vous-même, vous pouvez étaler sur une plaque du chocolat de quelques millimètres d’épaisseur et le mettre au frigo, 30 min également. Ensuite vous pouvez à l’aide d’un couteau découper les formes qui vous font plaisir : de quoi faire une crèche de Noël ou des sapins…
- Pour faire des soudures entre des morceaux de chocolat : rien de compliqué, il suffit de mettre un peu de chocolat liquide pour faire la soudure puis de laisser figer ou mettre au frigo.
- Pour écrire avec le chocolat, si vous n’avez pas les outils habituels, prendre une feuille de papier sulfurisé, la plier en cône, verser le chocolat et couper la pointe. A partir de là c’est vous qui faites selon votre imagination.
- Pour faire une tablette bi-goût : faire le tempérage des différentes couches l’une après l’autre : couche 1 - passage au frigo. Couche 2 - passage au frigo…
Avec de l’expérience, vous pourrez faire des choses comme ça :

02 décembre 2009
Huitres chaudes
Avant de vous donner mon anecdote, je voudrais faire un petit récapitulatif sur l'huitre.
Elle ne se mange que pendant les mois en R depuis Napoléon III qui a décidé de limiter la pêche pour protéger l'espèce. En effet, le reste de l'année, elle est en pleine période de reproduction et qu'il faut bien la laisser tranquille pour pouvoir préserver l'espèce.
Elle aurait une vertu aphrodisiaque et à une période, seuls les hommes avaient le droit d'en consommer. Allez savoir pourquoi c'était interdit aux femmes.
Je ne dois pas oublier de parler de la conservation. Vous pouvez garder les huitres deux ou trois jours maximum et surtout ne pas dépasser les 7°.
Ne mettez pas votre bourriche sur le balcon ou dans le cellier pensant que cela suffit.
N'hésitez pas à jeter celles qui vous paraissent suspectes par leur
odeur, leur eau, le fait qu'elles soient ouvertes...Ce serait dommage
de finir à l'hôpital pour intoxication alimentaire.
Et pour finir, j'ai appris par ma source qu'il ne fallait pas gober l'huitre mais bien la mâcher un peu. Sans quoi l'huitre vivante se délectera de vous envoyer des attaques pour se défendre. Du coup, vous aurez surement le mal de mer et autres vilaines choses.

Il y a quelques années, j'ai parlé des huitres avec une connaissance.
Je lui ai dit que j'en n'avais jamais mangé de chaudes car je ne savais pas les cuisiner.
Alors, il me donna une recette très simple: du champagne, du fromage râpé, et un peu de persil avec de l'ail.
N'ayant pas une attirance pour le champagne et acheter une bouteille
pour cela me dérangeant, j'ai décidé de tester avec du cidre.
Donc je réunissais les ingrédients:
Une douzaine d'huitres,
une bouteille de cidre,
un sachet de fromage râpé,
une petite gousse d'ail,
du persil,
du gros sel.
Préparation
J'ai rempli de gros sel un plat allant au four. Il me permettrait de mettre mes huitres dedans et de les stabiliser.
Ensuite j'ai demandé à mon compagnon d'ouvrir les huitres (oui à l'époque je ne savais pas le faire si vous voulez apprendre c'est par là) puis de me garder le jus de côté dans un bol.
Puis nous avons coupé le nerf de l'huitre ou détaché l'huitre de la coquille si vous préférez.
Le tout a été placé dans le plat.
Une petite petite cuillère de gousse d'ail (il en faut très peu) et de persil hachés finement atterrit dans les huitres.
J'arrosais d'un peu de jus d'huitres et de cidre.
Je recouvris le tout de fromage râpé.
J'enfournais dans mon four juste 5 minutes, le temps que le fromage grille et hop, c'est bon à table.
Je n'ai pas de photo de ma propre réalisation mais cela ressemble à ça.

Le vin chaud
Le vin chaud c’est bon, ca réchauffe aussi bien le corps que le cœur et même si à la fin de la soirée ce sont les esprits qui sont échauffés, on en retient le goût épicé et la douceur enivrante.
Bon je ne vais pas vous mentir. Mon vin de Noël je l’achète tout préparé en bouteille, en période de Noël ils en vendent de très bons en magasins (honte à moi). Après y a plus qu’à mettre ça dans une casserole et c’est bon. Juste rajouter qques zestes de citron et de la cannelle parce que j’aime ça.
Mais qu’y a-t-il dans un vin chaud ?
Tout d’abord, du vin (c’est logique me
direz vous). Une bouteille d’un bon vin rouge fruité. Ca se fait aussi
avec du blanc, mais c'est moins courant (si vous voulez des conseils
sur quel vin prendre, ne me demandez pas, je ne saurais pas vous dire).
Y a aussi du sucre (blanc, cassonade, ca n’a pas trop d’importance), qui adoucit le vin (mettez y entre 150 et 250gr, selon vos goûts).
Ensuite de la cannelle. Hmmm la bonne cannelle qui donne un trop bon goût au vin chaud (mettez en 15 gr de poudre ou alors un bâton).
On y met aussi un citron, coupé en rondelles ou en morceaux.
Sur certaines recettes du net, ils y mettent aussi de l’eau (1/3 de litre), sur certaines ils en mettent pas donc à vous de voir.
Avec ça, vous pouvez aussi rajouter, selon vos goûts de l’anis, des clous de girofle, du miel, de la noix de muscade, du cognac, de l’orange, de la vanille, du gingembre, etc…
Vous mettez tout vos ingrédients dans une casserole, vous faites bouillir puis vous laissez infuser 30. Et c’est prêt. Réchauffez un peu au moment de servir.
Ici un site avec quelques recettes de vin chaud.
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Et c’est là qu’intervient le désespoir de la propagandiste que je suis. Parce que quand j’ai pensé à cette propa j’avais dans l’idée de vous expliquer toute l’origine de cette tradition, c’était sans compter que cette tradition n’a pas d’origine !!! (ou plutôt je n'en ai pas trouvé :p)
Tout ce que je peux vous dire, c’est que c’est la boisson typique des marchés de Noël, particulièrement en Alsace, mais aussi en Allemagne, Autriche, Suisse, Belgique, Pays Bas, Pologne, République Tchéque, Luxembourg,… En gros, tous les pays où il fait froid.
En faite, l’origine n’est pas très difficile à saisir. Là où l’homme a eu froid, il s’est mis à chauffer du vin.
Julbord
Quelle est la spécialité culinaire de la Suède ? D’aucuns vous diront qu’il s’agit du Smörgåsbord, sorte de buffet qui reprend les grands classiques des spécialités suédoises et qui prendrait son origine dans les petits cocktails pré-dînatoires au cours desquels les hommes se torchaient à l’aquavit. A la période de Noël, ce dernier prend des allures de fête et change même de nom pour devenir le julbord.
Mais revenons quelques instants à la cuisine suédoise.
Dans ce beau pays, autrefois habité par les rudes Vikings, il n’y a pas cette longue tradition de la fine cuisine que l’on retrouve dans des pays plus sudistes. Lorsqu’on évoque la cuisine maison, la cuisine traditionnelle (husmanskot), point de délicieuses pâtes à l’italienne, ni de ragoût de gibier, mais de solides gruaux, porridges et autres puddings, de la viande et du poisson séché, du hareng fermenté.
A propos de ce dernier plat, le suströmming, il s’agit de la malédiction d’un mode de conservation économique en sel qui s’est mystérieusement commué en tradition, pour le plus grand malheur de la plupart des suédois et le bonheur d’une poignée de psychopathe des pupilles. Pour vous mettre l’eau à la bouche, sachez que le suströmming est du hareng pêché fin mai et qui se déguste fin août après des semaines de fermentation. La légende voudrait que sa consommation soit l’un des facteurs qui aurait présidé à la victoire des soldats lors de la guerre de trente ans. Ils leur auraient suffit de souffler sur leurs ennemis après en avoir consommé pour les abattre avec leur haleine fétide. Bref, du rustique qui tient au corps.
Le julbord, le buffet de Noël, garde des traces de cette époque glorieuse : viandes et poissons séchés (principale nourriture sur les drakkars), le traditionnel jambon de Noël (repas de fête par excellence chez les vikings pour qui le sanglier arrosé d’hydromel était le fin du fin de la cuisine et était même le quotidien au Valhalla) ou encore les gâteaux de riz.
Selon la tradition, vous devez vous rendre au buffet pas moins de 5 fois, mais pas avant d’avoir dégusté le traditionnel Glögg, vin chaud servit avec ses raisins et ses amandes effilées, accompagné de ses Lussebullar et de biscuits au gingembre.
La première assiette sera constituée de poissons froids (voire la deuxième pour les gourmands qui veulent séparer harengs et saumon) : sill (harengs) déclinés de milliers de façons (cru, mariné, frit, etc.), lax (saumon) également sous multiples formes (fumés, carpaccio, belle vue, pâté (laxpudding) et le célèbre gravelax), ugnsskekt ål (anguille fumée), du maquereau, des moules à l’ail, des saint jacques pochées, des quenelles, des crevettes, de l’espadon, des gâteaux de poisson, etc. Pour que la fête soit réussie, cette première partie de repas doit impérativement être accompagnée de snaps que l’on s’envoie à grand coup de Skål !!!

Le second service est dédié aux charcuteries et viandes séchées : l’inévitable jambon de Noël (julskinka), des pâtés (dont un pâté de foie, le leverpastej), des saucisses réalisées selon des recettes locales (par exemple la saucisse de porc, la fläskkorv et l’historique falukorv, saucisse de bœuf qui trouve son origine dans les mines. En effet, les mineurs utilisaient des bœufs pour ramener les minerais de cuivre à la surface. Lorsque les pauvres bêtes de somme étaient à bout de force, elles étaient exécutées et les joyeux mineurs se délectaient de ses jambons. Pour ne pas gâcher, intestins et divers déchets étaient transformés en goûteuses saucisses. La recette a eu un tel succès que la saucisse fut commercialisée et qu’elle survécu (sous une forme plus chimique) jusqu’à nos jours. Le tout accompagné de potatis salad, la salade de pomme de terre et/ou de betterave. A partir d’ici, vous pouvez boire de la julöl, la bière de Noël, en plus de votre aquavit.

La troisième partie du repas est certainement le point faible du julbord. Il s’agit du plat chaud. Vous aurez, au mieux, le choix entre ces trois plats : (1) le janssons fretelse, sorte de gratin de pomme de terre aux anchois et accompagné de saucisses et des petites boulettes de viande suédoises (les köttbullar que vous trouverez dans tout Ikea qui se respecte), (2) le lutfish, du poisson séché et recuit à la vapeur, accompagné de pommes de terre vapeurs et nappé de sauce blanche, (3) le revbensspjäll, sorte de spare ribs caramelisés. Vous pourrez agrémenté l’un ou l’autre de ces plats de petits pois, oignons ou choux cuits.
Sur votre quatrième assiette, vous pouvez choisir (ou ne pas choisir) entre un assortiment de fromages (fort limité en Suède, rien de comparable avec la France ou la Belgique) dont l’Edam qui est le fromage de Noël et un assortiment de desserts. Ce dernier est un mélange de desserts traditionnels pas toujours folichons (le gâteau de riz suédois (risgrynsgröt), celui au fromage (ostkaka) ou des airelles au rhum) et de quelques classiques qui viennent sauver la mise (crèmes brûlées, mousse ou gâteau au chocolat).


Le repas se terminera par un buffet de chocolat, pralines et bonbons divers. Vous complétez le tout avec un petit café et un dernier verre de Snaps (avant le suivant).

Un repas de fête dans toute sa splendeur.
Voyage au bout du monde
Cet été j’ai eu la chance d’aller faire un petit tour au Groenland.
Ce fut la seule expérience purement authentique de ma vie. Un voyage sur la lune. Un voyage dans le temps. Un endroit brut où les gens vivent encore comme il y a un siècle et dans des conditions d’une rudesse inimaginable (et qui ont tendance à taper sur les nerfs avec pour conséquence un taux de meurtre à faire passer Miami pour une plaine de jeu suédoise… me suis même fait tirer dessus au cours de mon séjour… par accident mais quand même). Un endroit où les changements climatiques ne sont pas seulement une idée. Vous pouvez par exemple VOIR fondre les fjords glacés à la vitesse dramatique de 20m par jour.
J’ai passé deux semaines sur une île dans un gros village de 1000 habitants. L’occasion d’une petite réflexion sur la vie, l’univers et le reste, tout en regardant mourir les Icebergs (si cela vous intéresse, j’ai tenu un blogue relatant mon expérience. Il est disponible (en anglais mais avec pleins de jolies photos) sur : http://qeqertarsuaq.wordpress.com/).
Les conditions sont telles qu’ils ne sont pas capable de faire pousser le moindre légume et tout doit être importé (à des prix exorbitants). La chasse est donc la principale source de nourriture : de la baleine, du bœuf sauvage, du phoque et, comme dirait William Munny : « à peu près tout ce qui vit ou rampe sur cette terre ». Cela limite les possibilités culinaires (même si j’ai trouvé intéressant de gouter des viandes exotiques).
Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un petit restaurant magique dans la ville d’Illulisat.
Illulisat est un endroit étrange. Il s’agit de la seconde ville du Groenland et ce fut mon premier contact avec le pays. L’arrivée y fut surréaliste. La ville ressemble à un baraquement fraichement installé et l’élément le plus marquant est le bruit que font les milliers de chiens de traineaux se lamentant comme autant de loups.
Pourtant on y trouve Marmamut, l’un des meilleurs restaurants où j’ai eu l’occasion de trainer mes papilles.
Il s’agit d’un petit restaurant qui s’affiche comme pratiquant une « cuisine groenlandaise moderne ».
Au final, cela donne lieu à quelque chose de magique.
Pour vous donner l’eau à la bouche, voilà ce que j’ai essayé : un
somptueux carpaccio de baleine (avec une balance parfaite entre les
goûts et de délicieuses surprises croquantes) suivit de renne en sauce
plus classique et pour terminer une sorte de boule traditionnelle faite
de gorgonzolla. Surprenant, délicieux, inspiré et inspirant.

Un grand choc culinaire inattendu.
28 novembre 2009
Madeleines au sirop de pomme d'amour
Il y a quelques temps, j'ai découvert le sirop saveur pomme d'amour ne sachant pas trop comment l'utiliser en dehors des yaourts et du traditionnel sirop à l'eau, j'ai décidé de tester les madeleines, et je regrette pas du tout mon choix.

Je partage ma recette avec vous et ensuite, je vous demande votre avis ;)
Pour une cinquantaine de madeleines :
- 325 g de farine
- 325 g de sucre
- 200 g de beurre
- 6 c à s de sirop saveur pomme d'amour
- 5 œufs
Mélangez la farine, le sucre et le beurre fondu. Ajoutez les œufs un à un et pour finir le sirop.
Mélangez bien le tout.
Versez la pâte dans des moules à madeleines et faite cuire 10 à 15 minutes à 200°.
Elles ont une jolie couleur rosée à l'intérieur, c'est assez discret.
Le gout n'est pas fort, c'est pas écœurant du tout comme je le craignais.

Le Bibimbap et ses banchan
Bibimbap. Traduit littéralement du coréen, cela signifie "riz mélangé". Si mes sources sont bonnes (1) , il s'agit d'un plat traditionnel coréen ancré dans la culture populaire comme peut l'être la frite en Belgique.
Avec un nom aussi passe-partout vous vous doutez bien qu'il n'y a pas
qu'une seule recette. Je pense être dans la même situation qu'un coréen
essayant de rédiger un article sur "les salades composées à la
française". Sujet vaste et infiniment renouvelé.
Et bien le bibimbap, c'est un peu pareil, on peut faire varier à profusion ce que l'on met dedans. Toutefois il y a des règles qui ne changent pas trop, que je m'en vais vous présenter dans l'instant.
Le Bibimbap se sert chaud ou froid. Le riz reste son ingrédient principal. Froid, il est plus généralement accompagné de légumes coupés fins et croquants tels que le concombre, les algues ou les épinards. Quelques champignons et racines de là-bas peuvent aussi agrémenter le tout, et un peu de viande n'est pas malvenue. Ou du tofu. La liste n'est pas fermée!

Servi chaud, il l'est plus souvent servi dans un bol en pierre brulant dans lequel le Bibimbap a commencé à cuire. On parle alors de dolsot bibimbap.

Dans ce dernier cas, on y voit souvent adjoindre un œuf cuit, des lanières d'algues séchées et des légumes plus propices à la cuisson. Il existe plusieurs écoles quant à la manière de déguster son dolsot bibimbap. Certains mélangent frénétiquement le contenu du bol dés que celui-ci arrive sur la table, créant ainsi un effet de mélange des plus agréables. D'autres en revanche, attendent religieusement que le bol de pierre grille les parties de riz en contact avec ce dernier, lui donnant une jolie couleur brune et un croustillant tout aussi agréable.

Mais ce qui est le plus agréable avec le Bibimbap, ce sont les banchan. "Mais que sont-ce donc que les banchan?", me direz-vous sur un ton duquel je devine une curiosité bien naturelle. Et bien si vous ne m'aviez pas interrompu, je vous l'aurais déjà dit, petits impertinents que vous êtes! Les banchan, ou assiettes banchan sont de petites assiettes contenant des mets comportant nombre de saveurs et textures différentes. Elles peuvent soit calmer le feu d'une épice trop piquante, soit au contraire rehausser un plat trop tendre pour son palais. Le plus connu des banchan est le kimchi, véritable spécialité coréenne faire de chou mariné plusieurs jours dans le piment (ou pas loin). Mais on trouve aussi des racines de lotus confites ou encore des graines de soja bouillis à froid et nappés d'huile de sésame. Un bonheur pour le palais.

Voilà, j'espère que je vous ai donné envie d'aller au restaurant coréen le plus proche (2) et de tester tout ça =)
27 novembre 2009
Pizza aux pommes et au chocolat
Après avoir revisité les éclairs façon salée, les sushis façon sucrée et avoir déjà parlé des plus classiques crêpes salées, cake salés et toutes autres recettes revisitées, voici venu le temps de passer à la pizza sucrée.
(Bon j'ai une photo de celle que j'ai faite sur mon appareil, mais pour vous la transmettre faudrait que je retrouve mon appareil :-s s'en va chercher dans le bac à jouets, en dessous du canapé, dans le bac à linge sale,... donc voilà une photo trouvée sur internet.)

INGRÉDIENTS
Pour la pâte
250g de farine
8g de levure fraîche
2 càs d'huile d'olive (j'ai utilisé une huile parfumée au citron, c'était très bon)
10 cl d'eau tiède
sel
Pour la garniture
5 pommes
2 càs de cassonade
100g de chocolat noir
10cl de crème fraîche
RECETTE
Pour la pâte
- Mettre la levure dans l'eau tiède.
- Dans un plat, mélanger la farine et la levure délayée et ensuite ajouter l'huile d'olive et une pincée de sel.
- Pétrir la pâte un petite dizaine de minutes, former un boule et laisser reposer 45 minutes couvert d'un linge.
- Étalez la pâte et la mettre sur une plaque ou moule à pizza et
laisser reposer 45 minutes dans un endroit chaud (four à 40° pex).
Pour la garniture
- Éplucher les pommes, couper le trognon et découper en lamelles.
- Déposer sur la pâte et saupoudrer de la cassonade.
- Faire cuire une vingtaine de minutes dans un four préchauffé à 210°.
- Faire fondre le chocolat au bain marie avec la crème fraîche.
- Verser le chocolat sur la pizza sortant du four et servir chaud.
Et voilà un chouette dessert pour...
... une soirée pizza :p
Bon appétit.
Pizza
La pizza, tout le monde connait, c'est un des plats les plus équilibrés
et complet qui soit. Du pain, du fromage, de la tomate et de la viande.
Tout y est. Évidemment, on peut ajouter des oignons, des herbes, de
l'huile mais à la base, c'est ça: Fruit, légume, fromage, viande et
pain dans un seul plat. C'est pas magique ça? (note pour Nox, c'est pas
avec ça que tu vas grossir! ^^)
Personnellement, je fais tout de zéro pour la pizza. Tout d'abord la
pâte. Une bonne pâte à pain, faite avec de la farine, de l'huile
d'olive, un peu d'eau, des morceaux d'olives noires, des graines de
sésame, pavot, courgette, tournesol (beaucoup de pavot et de courgette,
c'est trop bon!). Je n'oublie pas d'ajouter mon mélange levure/levain
bio. En général, je ne sale pas la pâte, c'est inutile avec les graines
et la garniture. Petit plus, ajouter de l'origan sec. Et là, le
problème, c'est d'avoir envie de continuer à faire la pizza, tellement
une fois cuîte cette pâte à pain sera bonne! ^^
Pendant que la pâte lève, on peut s'occuper de la garniture. Comme base à toutes mes pizzas, je prends des tomates pelées en boîte, une brique de coulis, quelques oignons, des olives noires, de l'origan, du romarin et je fais revenir le tout dans une poële (d'abord les oignons/huile d'olive à feu vif et ensuite le reste à feu doux).

Selon l'envie du moment, je peux ajouter de la viande et la faire revenir avec la garniture dans la poêle, pour qu'elle rende sa graisse et son eau. Un coup d'écumoire et il n'y paraitra plus! Si c'est pour une pizza végétarienne, je fais revenir les légumes à part dans une poêle jusqu'à ce qu'ils dorent un peu. Une fois que cette étape est terminée, on peut étaler la pâte. Là, j'ai fait une pizza avec du thon en boîte, pas besoin de le cuire, il suffit de l'égoutter.
Sortez votre boule de pâte et étalez là sur une plaque farinée avec le plat de la main, puis en poussant avec le bout de chaque doigt pour bien la répartir. Personnellement, c'est la méthode la plus pratique quand on a une plaque de four carrée. Oui, les pizzas rondes ne sont pas assez conséquentes pour satisfaire mon appétit :p
La pâte prête, il faut étaler la base tomate en laissant une marge aux bords. Ensuite, vous pouvez ajouter la garniture complémentaire, et même des rondelles de tomate fraiche! Petit plus, enfoncez légèrement des graines de courgette sur la bordure de pâte de façon à ce qu'elles restent apparentes. Grillées, elles ont un goût délicieux!

Vient l'étape du fromage. Pour ma part, je sors le fromage du frigo pour le râper au dernier moment. Le fromage tiendra plus longtemps dans le four et cela permettra à la pâte de bien cuire au fond. Dans un four bien chaud, le temps de cuisson dépendra de l'épaisseur de votre pâte et du poids de votre garniture. Je ne saurais vous conseiller sur ce sujet, mes réalisations tablent souvent autour de 4Kg de produit fini...

Bon appétit!
Mini pizza
A partir de la pâte à pizza on peut tout faire en plus, on peut laisser son imagination nous porter n’importe où ! On peut faire au moins 1000 sortes de pizzas différentes, avec différents fonds : tomate, crème…et différents ingrédients : artichauts, champignons, ananas…
Voyons tout d’abord la pâte à pizza :
Pour la pâte à pizza
Ingrédients :
• 750 g de farine
• 1 c à café de sel fin
• 18 g de levure de boulanger fraîche ou déshydratée
• 15 cl d'huile d'olive
• 20 cl de d’eau
Préparation :
- Mélanger farine et sel en fontaine
- Délayer la levure dans l’eau
- Ajouter l’huile d’olive et la levure et mélanger doucement
- Puis travailler la pâte à la main pendant un long long moment (une
dizaine de minute au moins) pour obtenir un bonne pâte homogène.
- Laisser lever la pâte pendant 2h à température ambiante, pour la faire doubler de volume
- On pourra ensuite étaler la pâte à l’épaisseur que l’on souhaite (chacun voit ce qu’il préfère)
Les choix de garnitures que je vous propose :
- classique avec tout ce qu’il y a dans le frigo : sauce tomate, emmental et /ou chèvre, champignon, olive (tranchée), poivron
- 3 fromages : chèvre, gorgonzola, emmental
- crème, lardons, oignons (façon flam’)
les ingrédients divers : anchois, tous les fromages qui aiment être fondus (raclette, munster, mozzarella…), mais la liste n’est pas du tout exhaustive
Pour la cuisson :
- A la barbare : on découpe des petits bout de pizza, on met les ingrédients et directement au four
- A l’emporte pièce : ça donne des belles formes, éventuellement rigolotes (ou scabreuses ?). Ça vous dit pas une pizza en forme de sapin ?
- vous pouvez également faire des mini-pizzas en forme de croissant. Découper des triangles longs et fins, mettre les ingrédients sur la pâte à la base du triangle et rouler les croissants.
(Ame constatera que ça fait une 3ème pâte pour les croissants)
- Dans des moules à tartelettes de toutes les tailles : rien compliqué, c’est comme à la barbare, mais il faut démouler après
Pour le temps de cuisson, pas de temps précis, il faut que la pâte soit cuite en dessous.
Il est possible de faire une pré-cuisson
pour faire la préparation à l’avance en grande quantité et ne faire
qu’au dernier moment la fin de la cuisson lorsque les invités sont là.

Pour le service :
On ne va pas trop s’embêter, il suffit de servir sur des plats. Penser
à privilégier plusieurs petits plats s’il y a du monde pour répartir
dans la salle.
Si vous faites de très grandes quantités et que ce n’est que l’apéritif, les mini-pizzas se congèleront bien également, mais vous pouvez aussi préparez des tupperwares pour vos invités ! (surtout pour les étudiants)
Si les mini-pizzas sont pour l’apéritif, il n’y a pas vraiment de boissons à privilégier, mais le crémant va avec tout à l’apéritif, sinon une bonne bière.