Secteur MIAM

Le secteur des fins gourmets de MIAM

12 novembre 2009

Cuisse de poulet farcie

Bon aujourd'hui je me suis préparé une "petite" cuisse de poulet farcie, et pour l'occasion j'ai choisi de faire une farce faite de viande hachée de poulet et de champignons. (idée piquée sur base d'une recette vue dans un dîner presque parfait)

Alors je préviens déjà à l'avance, si l'envie vous prend de préparer ce plat, vous devez avoir du temps devant vous (ou un volailler sympathique :p).

PREMIÈREMENT

- Prendre une belle cuisse de poulet bien fraîche (oui car la mienne sortait du congel et elle n'était pas tout à fait décongelée et j'ai un peu galéré :p).
- La désosser jusqu'au pilon, ensuite détacher la viande de l'os du pilon et tirer sur l'os pour le faire sortir mais pas tout à fait.

DEUXIÈMEMENT

- Prendre environ 100g de haché de poulet.
- Prendre quelques champignons et les couper en petits dés.
- Mélanger les champignons, la viande hachée, des épices, de la chapelure,... (enfin faites comme vous avez l'habitude de faire pour faire un farce quoi :p)

TROISIÈMEMENT

- Mettre la farce dans la cuisse de poulet.
- Mettre votre cuisse de poulet dans un plat allant au four; épicer et préparer la peau (perso je mets un mélange d'épices poulet, du curry fort, de tandoori, du sucre et des morceaux de beurre).
- Mettre un fond d'eau dans le plat pour que la préparation ne colle pas avant que le "jus" du poulet n'ait suinté.

QUATRIÈMEMENT

- Faire cuire pendant environ une heure dans un four préchauffé à 200°.
- Arroser la cuisse du jus de cuisson toutes les 10 minutes environ.

ET POUR FINIR

- Découper et servir.

Ma fille et moi avons trouvé que c'est préparation très bonne et avons eu largement assez d'une cuisse pour nous deux.


Je pense que la prochaine fois je le ferai quand j'aurai des invités et j'utiliserai une cuisse de dinde et une farce aux pommes. :D


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Il était une fois la crème brûlée

Cher MIAM,

Il était une fois, une jeune femme peu attirée par la cuisine. Un jour, elle reçut une invitation chez un chef cuisinier, (qui allait devenir par la suite, un ami). Durant cette soirée, elle dégusta en compagnie de collègues, un dessert jusque-là inconnu pour elle mais au combien célèbre : la crème brûlée. Ce fut la révélation. Onctueuse, crémeuse, un délice … une bombe atomique.

Depuis ce jour, elle n’a cessé de chercher ce goût exquis dans chaque crème brulée qu’elle dégustait au restaurant, mais rien n’y faisait. A côté de la toute première, aucune ne lui arrivait à la cheville. Trop chaude, trop liquide, trop gélatineuse ou pire : une crème aux œufs qu’on tentait de faire passer pour une crème brulée…
Les seules occasions qui lui étaient données d’en manger étaient lorsqu’elle dinait chez son ami, mais, comme s’il s’agissait d’un jeu, il refusait de la lui donner.
Au bout d’une énième déception, et après que MIAM lui ait donné envie de cuisiner pour le plaisir de son palais, elle se mit en quête de la recette parfaite de la crème brulée.
Elle zona sur internet et plongea son nez dans divers bouquins. Elle avait lu que pour une très bonne crème brulée, il ne fallait pas de lait. Cela la surprit dans un premier temps puisque 85% des recettes qu’elle épluchait était à base de lait. Elle tenta une recette, pour voir, et effectivement, le goût recherché n’était pas là.
Puis, un jour, elle tomba sur une recette. Une recette qui, dit-on, avait été revisitée par le chef pâtissier de Bocuse (est ce que c’est vrai, c’est une autre histoire)… Après avoir lu tous les commentaires des cuisiniers d’un jour, elle se lança.

Pour 4 personnes (voire même jusqu’à 6):
-   5 jaunes d’œuf (pour les blancs, faites des meringues)
-   ½ gousse de vanille
-   125g de sucre
-   50cl de crème fraîche liquide normale (genre fleurette)
-   Cassonnade

Préchauffer le four à 100° (pile poil)
Faire chauffer à feu doux la crème dans une casserole et insérer les grains de la gousse de vanille de manière à ce qu’ils infusent.
Mélanger les jaunes et le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse.
Insérer ce mélange à la crème chaude (ne pas attendre l’ébullition). Attention, il ne doit pas y avoir de mousse dans votre préparation, (une fois au four cela vire au caoutchouc, ma solution… prendre une cuillère et racler la mousse, voire manger la mousse…).
Passer cette préparation au chinois et remplir vos cassolettes (z’êtes pas obligés). Veillez toujours à ce qu’il n’y ait pas de mousse (j’insiste).
Mettre au four pendant 1h15 (pas plus !!!).
Lorsque vous les sortez du four, elles doivent être tremblotantes, juste « prises ».
Laisser-les à T° ambiante pendant 1h et une fois froides, mettez-les au frigo tant que vous voulez ! Elles durciront.

Pour le caramel, mettre de la cassonnade (légèrement) et : soit vous utilisez un fer, soit un chalumeau, soit le grill du four pendant 3 min, sous la résistance.

Une crème brulée parfaite doit être chaude en surface et froide à la base. Si elle est toute chaude, elle devient écoeurante !

Conclusion : la jeune femme c’était moi ! et le résultat est ce que j’attendais : JE LA TIENS. Je l’ai réalisée 2 fois : la 1ere fut une réussite. La 2eme fois fut le test avec des amis (qui avaient également testé la crème brulée du chef) et malheureusement mon four était trop chaud. Elles ont gonflé et elles étaient limite trop cuites. Mais, même avec ce résultat-là, mes amis étaient sous le charme et il flottait dans l’air un goût de « reviens-y »

Ps : la recette que j’ai prise, a été adaptée par mes soins. Les dosages sont différents, mais le goût est toujours exquis. Par contre, c’est un peu riche !!!

source : recette d’origine

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Les gaufres de Liège

Des gaufres, il y en a pour tous les goûts, des quatre-quarts, des molles, des fourrées aux fruits, des légères à la Bruxelloise ou des solides qui vous calent l'estomac et régalent les papilles, à la Liégeoise! Ce n'est pas très compliqué à faire, par contre, il faut des plaques "à gros trous" (sinon c'est pas des vraies gaufres de Liège :D) pour votre gaufrier.

Ingrédients pour une quinzaine de gaufres

- 500 g de farine
- 3 œufs
- 1/2 cube de levure de boulanger
- 85 cl de lait entier à température ambiante
- 100 g de cassonade (sucre brun)
- 110 g de beurre mou (mou! pas liquide)
- une grosse poignée de sucre perlé
- cannelle en poudre (facultatif mais quand on aime la cannelle ça devient carrément indispensable)

La photo n'est pas de moi (comme le lien l'indique) parce que mon appareil photo s'est suicidé dans un seau (longue histoire).

Recette

- Mélanger tout ça à l'huile de coude (ou au robot si on a ça dans sa cuisine ou grâce aux muscles merveilleux de son chéri)
- Façonner une grosse boule à la consistance un peu élastique
- Couvrir d'un torchon/essuie de vaisselle (ceci est la note franco-belge) et laisser reposer la boule et le bras pendant 2 heures
- Après la sieste, façonner des petites boules (en fonction de la taille des plaques du moule à gaufres)
- Cuire les gaufres
- Quand tout est cuit, pester parce que cette saloperie de sucre perlé a collé sur le moule à gaufre
- Se consoler en dégustant son oeuvre nature (ou avec du Nutella, du caramel au beurre salé, du beurre d'érable, ou tout ce que vous voulez d'autre...)

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05 novembre 2009

Pain Amérindien

Je viens partager avec vous une tradition ancestrale qui remonte à la nuit des temps… bahh en fait, plus aucun de nous ne connait l’origine de la banique, mais ce qui est certain, c’est qu’elle fait partie intégrante de la cuisine traditionnelle des Québécois.



C’est quoi

La banique est un pain plat (sans levain), originairement fait de farine de maïs, auquel on pouvait parfois ajouter de petits fruits de saison ou des noix de pin par exemple. Bien qu’il semble sans grand raffinement, c’est un pain délicieux et facile à préparer. On peut le cuire de toutes les manières possibles et toutes sont savoureuses (euh sauf une) je ne vous recommande pas de la cuire dans l’huile, bien que nos amis amérindiens du Mexique semblent à l’aise avec ce mode de cuisson de la banique, je trouve que le résultat est décevant et engraissant et peu traditionnel… pff depuis quand la cuisine amérindienne fait grossir hmm?

Une tradition ancestrale toujours bien vivante

Dans le temps, où la moitié de mes ancêtres se promenaient encore en pagne et se paraient de belles plûmes; ce pain était déjà une recette connue dans toute l’Amérique. Elle daterait probablement de la découverte de l’agriculture du maïs en Amérique.

Jadis, le chasseur amérindien transportait toujours dans son baluchon un peu de cette pâte enveloppé dans un bout d’étoffe de chanvre, de cuir ou dans un contenant d’écorce tressé. Elle pouvait être cuite n’importe où. C’était non seulement pratique, c’était consistant même si la chasse s’avérait mauvaise. Une petite quantité suffisait pour tenir plusieurs jours durant sans rien d’autre… pas si bête les ancêtres finalement!

Un coup d’œil dans le passé

O’bomsawin à installer son campement dans les bois près d’un cours d’eau où poussent quelques belles baies bleues. C’est parfait, se dit-il, je vais pouvoir en récolter pour les ajouter à mon pain. Et il fait ainsi. Il pétrit la pâte dans ses mains en y ajoutant au fur et à mesure ses petits fruits qui rehausseront le goût de ce pain. Pour le cuir, il a le choix. Il peut faire un trou dans le sable et y mettre la pâte qu’il recouvre pour ensuite faire un feu de braises qui cuira le pain dans le sol. Ceci le conservera chaud jusqu’au petit matin et empêchera les ours et autres bêtes affolées par l’odeur du pain de s’approcher du campement. Il peut aussi carrément faire cuire ce pain en le balançant tout bonnement sur une pierre plate brulante au milieu du feu de braises, mais ces deux méthodes nécessitent une bonne période de grattage et notre ami a déjà très faim. Or; il a préparé le feu, chauffé l’eau pour le thé, et il a enroulé un boudin de pâte sur un bâton de bouleau d’assez bonne longueur qu’il a dépossédée de son écorce. Il a planté son bâton de biais dans le sol de sorte que la pâte cuise à la chaleur de son feu de camp. Il tourne de temps en temps la branche pour bien cuire le pain de tout côté. Hmm la bonne odeur du pain grillé… c’est prêt! Reste plus qu’à déguster tout en sirotant son thé des bois. Ça vous rappelle les guimauves cuites au feu de camp? Eh oui, c’est bien de là que provient cette belle tradition.

Une recette amérindienne à faire avec vos enfants

[Il vous faut]

750g (3 tasses) de farine de votre choix (les Amérindiens utilisent la blanche maintenant)
500ml (2 tasses) d’eau
45ml (3 cuil. à soupe) de levure chimique (poudre à pâte)
7,5ml (1 ½ cuil. à thé) de sel

—Facultatif—

125g (1/2 tasse) de raisins secs (très prisées par les Amérindiens de nos jours)
ou
125g (1/2 tasse) de Canneberges sèches
ou
125g (1/2 tasse) de Bleuets (myrtilles)
ou
125g (1/2 tasse) de pépites de chocolats
ou
70g (1/4 tasse) de dattes dénoyautées et hachées
ou
70g (1/4 tasse) de noix de votre choix.

(bref tout ce que vous voulez même du fromage ce pain changera de vocation et de goût chaque fois, ce qui en fera un pain de dernière minute génial pour la visite imprévue)

préparation pour toutes les méthodes de cuisson

-Dans un bol, incorporer la levure chimique et le sel à la farine.
-Ajouter, si désiré, les raisins secs ou autres ingrédients facultatifs, puis mélanger à la fourchette.
-Verser l’eau et mélanger à la fourchette. Ne pas pétrir inutilement.
-Saupoudrer un peu de farine sur le pourtour afin que la pâte ne soit plus collante; tasser la pâte pour former un pain de forme allongée.



Au four

préchauffer le four à 200°C (400°F) avant de commencer la préparation.
*placer la pâte sur une plaque à biscuits graissée.
*cuire pendant  30 à 35 minutes où jusqu’a ce que le pain soit doré.
*à la sortie du four, éliminer la farine superflue et badigeonner si désirer de beurre fondu et ou de sirop d’érable.
*laisser refroidir avant de consommer.



À la poêle

*déposer la pâte dans une poêle en fer et tourner régulièrement jusqu’à l’obtention d’une belle couleur dorée.
*La cuisson peut être vérifiée, comme pour les gâteaux.



Dans le sable

*faire un feu de bois sur du sable fin.
*Lorsque le feu n’est plus que braises, retirer le charbon et creuser un trou dans le sable brûlant. Le trou doit être légèrement plus grand que le volume de votre pâte à pain.
*Jeter un peu de farine pour vérifier si la chaleur du sable au fond du trou est suffisante. La farine doit brunir en douceur.
*Déposer la pâte sur le lit de sable chaud après l’avoir aplatie pour obtenir une épaisseur 6 à 7 cm.
*Recouvrir de cendres, puis de braises.
*Faire un feu au-dessus et le maintenir entre 30 et 60 minutes.
*Ôter la braise et le sable, puis retirer le pain doré.
*gratter légèrement à l’aide d’un couteau la cendre ou le sable qui aurait pu adhérer à la pâte.



Sur un bâton

*Couper la pâte à pain de 5 à 6 cm de large et 1,5 cm d’épaisseur environ.
*placer l’extrémité d’une jeune branche de bouleau ou d’érable, écorcée sur environ 5 cm, au-dessus du feu après avoir fixé l’autre bout dans la terre de façon que la branche soit inclinée vers le feu.
*Lorsque la sève sort du bois en grésillant, y enrouler la bande de pâte
*replanter au dessus du feu et tourner au besoin. Jusqu’à la cuisson désirée.



À déguster nature, avec du beurre salé ou encore avec un peu de confiture.

Bonne découverte

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Apéro dînatoire à la russe

Au menu :

du saumon fumé
du caviar rouge
une crème chantilly à la ciboulette
quelques légumes, concombre et tomates
des blinis
de la vodka glacée

Ce qu’on appelle ici le caviar rouge ce sont des œufs de saumon. Mais les œufs de lompe noirs ou rouges sont très bons aussi. On peut y mettre de la truite fumée et pourquoi pas du maquereau, fumé lui aussi. Prévoyez des quartiers de citrons et un petit ravier avec de l’oignon haché, afin de permettre divers assaisonnements des poissons et œufs de poissons. Prévoyez aussi un ou deux poivriers. On peut encore ajouter au menu une crème d’avocats qui accompagne les blinis à merveille.

Pour 10 bons blinis :

125g de farine de froment
50g de farine de sarrasin
25cl de lait
1 oeuf
5g de levure

Mélangez bien tous les ingrédients ensemble afin qu'il n'y ait aucun grumeau et que vous obteniez une pâte homogène. Laissez reposer 1h, la farine absorbera l'humidité.
Graissez légèrement une poêle à crêpes, attendez qu'elle soit bien chaude. Versez à la louche la pâte à blinis dans la poêle en espaçant suffisamment les "gouttes" de pâte qui vont s'étaler. Lorsque des trous d'air se forment à la surface du blinis, retournez le et laissez cuire encore 1 minute. Recommencez l'opération jusqu'à épuisement de la pâte.

Mais si on est pressé, on peut acheter des blinis tout faits en grande surface bien sûr^^

La crème d’avocats :

1 avocat
50g de fromage frais
1 jus de citron
quelques feuilles d'aneth
sel, poivre & piment d'espelette (selon votre goût)

Enlevez la peau de l'avocat et le détaillez en morceaux. Mixez avec le reste des ingrédients. La purée d'avocat peut être réalisée à la fourchette, dans ce cas l'avocat doit être bien mûr.

Pour les « sans alcool », je préconiserais un Perrier rondelle, un Perrier gingembre (râpez un peu de racine de gingembre fraîche et épluchée dans le verre et verser le Perrier par-dessus) ou un Schweppes Tonic.

A votre santé




Sources :

Url = http://marionion.blogspot.com/2007/12/vodka-caviar-rouge-saumon-fum-blinis-en.html
Url = http://marionion.blogspot.com/2007/07/blinis-au-saumon-crme-davocat.html

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30 octobre 2009

La maison du Gruyère et la fabrication du Gruyère

e ne pouvais pas vous parler de la ville de Gruyère et de son château sans vous parler du Gruyère , le fromage ! Le Gruyère, LE VRAI !

Quand je me suis rendue à Gruyère, avant de nous rendre à la maison du Gruyère, nous avons dégusté de la double crème de gruyère. La double crème de gruyère c'est comme de la crème fraiche mais en 100 fois meilleur : c'est plus onctueux, un peu plus épais et ça a plus de goût. C'est bon, c'est tout. Cette crème nous a été servie dans un charmant petit récipient de bois et il nous a été proposé de la déguster avec des fraises et des meringues. Un délice. "C'est cochon", comme dirait mon amie avec son divin accent québécois.

Après ce dégommage stomacal -parce que la double crème de gruyère ce n'est pas léger en fait, c'est très bon, mais une fois dans l'estomac, on en sent la digestion- nous nous sommes rendues à la maison du gruyère. C'est un petit musée qui explique la fabrication du gruyère.

A l'entrée, une dame vend les tickets, nous offre des petits morceaux de gruyère d’âge différent à déguster et nous avons droit de prendre une machine électronique et de la coller sur notre oreille pour entendre les explications de Cerise, la vache née au temps des cerises et qui vous dira à un moment donné, avec grâce et humour, qu' « une petite tape sur la mamelle ça fait sortir le jet. » Hmmm. On voulait pas tout savoir non plus ! On peut y voir les étagères couvertes de gruyère en train d'affiner, diverses machines à travailler le lait et des tableaux d'affichage très instructifs. Comment est donc fabriqué ce fameux VRAI Gruyère ?

Le gruyère est fabriqué à partir de Lait cru tout simple qui n’a pas été préalablement chauffé. On lui additionne un ferment lactique fabriqué à partir de petit lait, puis à un certain moment, on lui ajoute, -et c’est là que c’est beaucoup moins ragoutant- de la présure de caillette c'est-à-dire une charmante substance présente dans l’estomac des jeunes veaux non sevrés et qui aide à faire coaguler le lait.  Dans de grandes machines circulaires, la concoction va être lentement brassée par de long couteaux.

Des petits grains se dissocient progressivement du petit lait et ce résultat va être chauffée à 55 degrés pendant environ trois quarts d’heure. Ensuite, on égoutte le caillé, on le tasse dans les moules, on presse pendant quelques heures (pression allant de 300 à 900 kg) pendant 20h et on obtient des morceaux de gruyère que l’on fait tremper dans un bon bain de sel à auteur de 20% de salinité.

C’est alors le moment de l’affinage : durant une dizaine de jours, les meules sont soignées par les fromagers : retournées, frottées chaque jours d’une solution d’eau et de sel. Par la suite, l’opération se déroulera encore mais seulement une à deux fois par semaine pendant un trimestre. Ainsi on obtiendra des fromages ayant une très belle croûte. L’affinage se poursuit ensuite dans les caves et sa durée varie de 5 mois à 16 mois.

Pour en savoir plus et découvrir un peu plus ce délicieux fromage, je vous invite à visiter le site http://www.gruyere.com où vous trouverez également des tas de recettes à base de gruyère !
Et puis, dans la maison du gruyère, il y a une boutique et cette boutique c'est le mal. J'y ai trouvé un un joli caquelon pour ma maman , avec l’optique de faire, dès mon retour à la maison, une délicieuse fondue suisse !

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La cancoillotte

Je vais leur parler de la cancoillotte

Oui je sais c'est pas facile à prononcer, ripit afteur mi: Quand- Qu'- oye (se prononce comme "OY(é) OY(é) braves gens!") et yotte. (prononciation très répandue en France, dans le Nord c'est plutôt Kan Koi Yotte)

Maintenant que la barrière linguistique est passée, faisons les présentations:

Les Franc-comtois n'apprendront peut être pas grande chose de cette propa puisque ce fromage est originaire de chez eux!

D'après le site de la cancoillotte (oui même la cancoillotte a son site!) les origines de ce fromage ne sont pas très claires, il faut dire qu'elles datent d'au moins des années 5000 à 2000 avant J-C (mais d'autres pensent qu'il est apparu au XVIe siècle après une erreur en cuisine).
Bref, on ne sait pas vraiment d'où la cancoillotte vient et comment elle a été créée mais il existe une légende, que je trouve sympathique et qui mettra tout le monde d'accord (ou pas):

"* Dans une ferme comtoise, il y avait deux géants surnommés Cancoille et Yotus. Une bagarre éclate entre les deux hommes, et au cours de la bataille, le géant Yotus tombe sur le coin de la cheminée et renverse un pot de lait caillé, le récipient se vide alors dans le chaudron suspendu au-dessus du feu. Et, tout naturellement, le lait caillé a fondu, Cancoille étant vainqueur de la rixe, le fromage fondu se serait appelé cancoillotte. "

Mignon hein ?

Mais la cancoillotte là où je la préfère c'est dans mon assiette, mais alors c'est quoi cette fichue cancoitruc ?!

C'est tout simplement du lait caillé, dont le petit lait est enlevé, tout ce qui reste c'est à dire le metton (vous savez, les espèces de grumeaux quand le lait est caillé) est chauffé ce qui donne cet aspect de fromage fondu.

Et le petit plus c'est que malgré les apparences ce fromage est pauvre en matière grasse! (De 0 à 11% à  peu près), d'où son utilité dans les régimes pour remplacer le fromage ou le beurre.

    * Matière grasse : 3,8%
    * Protéine : 18,3%
    * Chlorure de sodium : 2%
    * Cholestérol : 0,01%
    * Glucides : 0%
    * Calories : 107 calories pour 100 g de cancoillotte

En plus il existe un tas de parfums différents (ail, beurre, échalote, fines herbes...). (Par contre bonjour l'haleine de chacal après ça)

Alors comment cuisiner la cancoillotte ?

Tout simplement chaude sur des pommes de terres, épinards, pour accompagner la viande... ou tartinée sur du pain !
Mais on peut également l'utiliser en fondue, pour une raclette...

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28 octobre 2009

Gratin de poireaux au Herve

Alors bon, avant de vous livrer cette recette ancestrale belge, il faut faire une mise en garde:
On travaille ici avec du Herve, un fromage fort, qui va polluer tout votre frigo (si vous le prenez fermier. Si vous l'achetez dans votre supermarché, allez donc vous pendre et en passant, prenez un VRAI Herve, ça n'a pas du tout le même goût. Si malgré tout vous voulez utiliser l'ersatz de supermarché, sachez seulement que ce sera moins bon, mais c'est une question de goût et puritanisme).

Je disais un donc, un fromage un vrai, qui va vous regarder avec ses yeux qu'il n'a pas; vous pouvez d'ailleurs l'appeler Horace [1] et tenter de l'apprivoiser. Bon comme c'est un fromage carré à la base, il ne roulera pas, mais fera un petit compagnon tout à fait acceptable.
Dans votre frigo, si jamais vous ne l'avez pas enfermé dans deux sacs plastiques hermétiquement fermés, eux-mêmes mis dans deux Tupperware scellés, il aura encore la décence de prendre l'air gêné d'avoir contaminer tout ce que pouvait compter votre frigo et d'en prime vous avoir obligé à un nettoyage en profondeur du dit contenant histoire de vous débarrasser de l'odeur.


Voyez comme il vous regarde de ses yeux qu'il n'a pas.


Je vous avais prévenus.  On parle ici d'un fromage... piquant.
...

Pour ceux qui ne sont pas encore partis, je vous rassure quand même, il existe deux types de Herve: piquant et doux. Celui qui nous intéresse ici est le doux, bien que si vous aimez les fromages forts, vous pourriez tenter la recette en utilisant un piquant (mais là je ne réponds de rien, je ne l'ai jamais testé).

Bon plus sérieusement, cette recette me vient d'un cours de cuisine fait dans un très grand restaurant dit Gastronomique le Charmes Chambertin, [2] et qui peut accompagner toutes sortes de plats. On l'avait utilisé avec un boudin de volaille à la Val Dieu, mais ca marche aussi avec les préparations de viande blanche, voire même de poissons blancs si vous vous sentez aventurier.

Après cette mise en jambe vous expliquant que vous n'allez pas faire n'importe quelle recette, mais cuisiner avec un truc sauvage et vivant, voici donc le reste des ingrédients nécessaires à réaliser cette petite merveille, comptez une petite demi-heure de préparation totale :

Pour 6 personnes :
2 blancs de poireaux
1/2 fromage de Herve doux
1dl de crème fraîche
Beurre, sel et poivre
Des récipients (petites cocottes en fonte, petit plat, ou ramequins pouvant aller au four)


La première chose à faire, avant de rentrer dans le vif du sujet :
Faire étuver les poireaux [3] et réserver.

Ensuite, on fait cuire la crème assaisonnée avec un peu de Herve doux (avec juste poivre et muscade, le fromage étant naturellement salé, rajouter du sel ferait un goût trop ben... salé)

On y mélange les poireaux qui ont été étuvés préalablement donc, pis on les met dans des petits raviers individuels avec par dessus une petite tranche de Herve. Si vous vous êtes plantés et que YenApu (vu que vous auriez tout mis dans la casserole, distrait que vous êtes), heureusement vous pouvez taper dans le demi-Herve restant pour tailler les petites tranches à mettre dessus. (Accessoirement, ça vous permet de débarrasser votre frigo de cet hôte indésirable à long terme)


Ceci à ce stade.


Ensuite, simple, on fait gratiner le tout au four. (180° quelques minutes, jusqu'à ce que ça fasse une jolie croûte)[5]


Ce qui devrait donner un truc du style.

Après YapluKa manger :D

Bon appétit ;)







[1]Référence honteuse a un maître de la fantasy Terry Pratchett, ce n'est pas parce qu'on est sur un secteur "bouffe" qu’on ne peut pas parler un peu littérature dans une recette ;) Pis ça permet de faire de la propa kilométrique et d'endormir les gens, surtout les insomniaques là-bas derrière. Fin bref.
[2]C'est un resto qu'il est bon et aux prix plus que raisonnables.
[3]Pas de panique, si vous ne savez pas ce que c'est, suffit de faire revenir les poireaux coupés en julienne [4] dans un peu de beurre et dans un récipient fermé.
[4] La julienne, c'est simplement couper en tranches fines votre voisine... heu légume pardon. Mais bon, utiliser le jargon de cuisine c'est bien, ça fait plus pro, même si on galère pour connaitre ne serait-ce que les termes de base et que vous avez l'air bien con si vous utilisez le mauvais terme, mais bon ça fait partie des risques
[5]Si comme moi vous êtes distrait et que vous avez soit, pas lu la recette jusqu'au bout avant de commencer (yerk, yerk yerk, toujours lire les notes de bas de page) ou oublié de mettre le four à préchauffer, rajouter 30 minutes a la préparation)

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La maquée de Brabant

Du bête fromage blanc ? Que nenni non point !
Rien à voir avec les saloperies aqueuses à 0% que vous mangez quand vous êtes au régime… vous êtes tout le temps au régime ? Dommage pour vous, mais à chacun ses priorités s’pas ?

La maquée dont je vous parle fait 40% de MG est délicieusement onctueuse et a un goût très frais.

A Bruxelles, traditionnellement, on la consomme en couche épaisse sur des tartines de pain parfois blanc, mais le plus souvent gris, demi-gris, complet ou multi-céréales. Souvent sans beurre aussi (les 40% de matière grasse suffisent largement^^ ), mais avec sel, poivre du moulin, petits oignons nouveaux, et/ou ciboule ou ciboulette.
C’est classiquement un plat de printemps à déguster avec une bonne kriek (bière à la cerise) ou une gueuse.

Dans certains endroits, à Bruxelles, vous pourrez même l’accompagner de cette bière légendaire qu’est la lambic.

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Le Pélardon

Bonjour à tous, ou bonsoir :D

Je plante le décor : imaginez-vous en plein dans le Languedoc Roussillon, un brin de vent et non le Mistral, le soleil qui vous chauffe la peau, et le chant des cigales.
Bon ok, ce n’est plus l’été, les cigales sont parties et le Mistral est levé.
Mais bon, nous sommes toujours dans le Languedoc Roussillon.

  C’est  une région dans le Sud de la France avec cinq départements. 
Ces départements ont la particularité d’avoir une chaine de Montagne qui se nomme les Cévennes.
Non, ne vous perdez pas, j’arrive à notre sujet favori du moment le fromage.
Nos montagnes délimitent l’endroit où se fait le fromage dégusté parmi nous, je veux parler du Pélardon.

Son nom, Pélardon, a été retenue qu’au XIXième siècle après avoir été appelé Pélardon, Pélardou, Péraudou, Paraldon ou encore Péraldou. D’ailleurs c’était sous ce dernier nom que l’abbé Boissier a décidé de s’occuper de la définition et composition du fromage en 1756. Mais il était connu depuis le Ier siècle à Rome et ses habitants l’adoraient.

  Le fromage est constitué de lait de chèvre cru entier qui a le parfum des garrigues.
Le lait n’a subit aucun changement thermique. Il est formé à la louche et doit attendre onze jours d’affinage avant de pouvoir aller sur les étalages de vente.
Le Pélardon a une forme cylindrique de 6,5 cm de diamètre et a une hauteur d’environ 2,5 cm. Il est classé dans les pâtes molles, et il a un AOC depuis neuf ans.

Par chez nous, dont ma famille, l’été, nous le mangeons au barbecue avec une salade. D’ailleurs la salade au chèvre chaud est très connue. Généralement, ils panent le fromage et hop au four.
Nous, nous prenons un morceau de feuille de papier aluminium. Puis nous y versons une goutte d’huile, des herbes de Provence, du sel, du poivre.
Nous mettons le fromage dessus et nous l’enlevons, puis nous rajoutons des herbes de Provence et nous reposons le fromage du coté qu’il n’a pas eu d’ingrédients. Nous plions le tout et nous disposons sur le barbecue dans les braises mais pas rouges.

Nous avons aussi testé la tartine de pain avec le fromage crémeux (oui, nous l’aimons comme cela dans la famille), avec de la confiture d’abricots ou encore un trait de miel de garrigues.

Si cet article vous a donné envie d’en savoir plus sur le fromage ci-dessus ou sur les trésors des Cévennes, vous pouvez vous rendre sur ce site : http://sdaviot.jexiste.fr/index.php

  Pour ceux qui ont peur du goût de chèvre, il faut savoir que lorsqu’il est frais, il a un goût rappelant la noisette.

Posté par Mitsukouette à 19:06 - Culture - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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